Entraîner son corps et son esprit à s'adapter est à la base de toute performance. L'adaptation est dans notre ADN. Elle nous renforce. Le principe scientifique d'Hormèse fonde l'adaptabilité, permettant ainsi de performer physiquement comme mentalement.
Le cerveau humain préfère être rassuré qu’avoir raison : l’ultime intérêt de trouver le sens de nos propres actes
Le cerveau humain préfère être rassuré qu’avoir raison : l’ultime intérêt de trouver le sens de nos propres actes

Le cerveau humain préfère être rassuré qu’avoir raison : l’ultime intérêt de trouver le sens de nos propres actes

Consciemment ou non, nous aimerions tous avoir raison. Chacun a déjà rencontré un interlocuteur très attaché à sa vérité, portant carrément toute volonté de débat vouée à l’échec.

C’est pourtant infructueux et une vraie perte de temps. Pourtant, un autre élément compte bien plus pour le cerveau humain que la victoire dans un débat : être rassuré.


Se sentir appartenir à un groupe, à une identité. Percevoir que l’on n’est pas isolé avec notre point de vue. Ce besoin viscéral d’être rassuré est ancré profondément chez l’Homme. 

Cela conduit parfois jusqu’à un « biais de conformisme« . Préférer se rallier à un groupe au détriment de sa conviction personnelle initiale. Éclairons cela. 

Les neurosciences ont pour raison d’être la compréhension du cerveau humain. Celle-ci peut ensuite permettre un usage différent de nos aptitudes, pour tendre vers l’optimisation

Le cerveau recèle de schémas répétitifs profondément engrammés en lui. Parmi eux, le biais de conformisme peut véritablement nous être délétère. 

Une étude relativement célèbre s’est attachée à illustrer ce mécanisme cognitif du biais de conformisme ; l’expérience de Asch

Brièvement, un groupe entier d’individus était convié à regarder deux cartes. Sur la première figurait une ligne d’une longueur précise. Sur la seconde figurait trois lignes, dont une était de même longueur que celle de la carte de référence. 

Un individu du groupe a été isolé, avec pour mission de dire quelle ligne de la seconde carte était, selon lui, de même longueur que la ligne initiale.

L’individu conclut que la troisième ligne était celle identique. C’était intrinsèquement la bonne réponse. 

Il a ensuite été ré-intégré au groupe, là où chacun affirmait que c’était la seconde ligne qui était identique à la celle de la carte de référence. Pourtant, c’était la mauvaise réponse. 

L’enjeu de l’expérience était d’observer la réaction de l’individu qui avait été isolé, puis ré-intégré au groupe. Ce dernier, sous l’influence et la force de persuasion du groupe, changea d’avis pour aligner sa réponse sur celle du groupe. 

C’est cela le biais de conformisme. Préférer se rallier au groupe, parfois au détriment de sa conviction personnelle. Abandonner son intuition pour une cause extérieure.

Largement reproduite, cette expérience révèle de nombreux points cruciaux. Avant tout, le besoin du cerveau humain d’être rassuré par l’appartenance à un groupe, plus que son attachement à la vérité.

Dans les conclusions de l’étude, cette vérité était pourtant indiscutable. Seul le besoin d’être rassuré a prévalu dans le choix de l’individu observé. 

L’appartenance à un groupe est ce qui rassure le plus les Hommes. Parce qu’à contrario, l’isolement est synonyme de danger. 

Il est plus coûteux et dangereux pour l’Homme d’être en dehors du groupe. 

On comprend alors que le cerveau a un fort besoin de faire sens avec ce qui l’entoure, et avec ce qu’il s’est fixé. Autrement, en l’absence de sens notre cerveau perd tout repère, et panique.

La nécessité du cerveau d’être rassuré prime sur le reste. 

Cet élément est fondamental, et vient s’ajouter aux jalons indispensables pour atteindre ses propres objectifs. Plus que tout, un objectif doit faire sens

C’est d’ailleurs le cas de chaque action que l’on entreprend.

C’est pourquoi ce besoin de sens ne s’arrête pas à ce que l’article dédié vous délivrait à ce propos. Non, cela s’étend outre le besoin de sens. Tout élément source de sens pour le cerveau rassure ce dernier. 

Dès lors, établir des actions et routines pour le rassurer est totalement pertinent lorsque l’on se fixe un objectif dans la vie. 

Plus encore, chaque action de notre quotidien devrait être pensée dans ce but. Le sens peut être interrogé à tout moment, et doit l’être. 

Car lorsqu’un véritable sens émerge, le cerveau est prêt à aller beaucoup plus loin. Il s’attache à la cohérence.

Pour ce faire, notre système cognitif doit régulièrement percevoir qu’il est sur la bonne voie, qu’il agit conformément au sens voulu. En matière d’objectif, comme au quotidien, tout relève du même spectre.

Par ailleurs, ce travail intérieur pour trouver le sens profond de nos actes est essentiel pour se préserver de l’effet de groupe.

Lorsque nous sommes convaincus de la pertinence d’une voie empruntée, personne ne peut nous en défaire. Car la conviction est intérieure, elle se nourrit du sens. 

À contrario, c’est en agissant en l’absence de sens que l’on devient vulnérable à l’influence extérieure. Se préserver de l’effet de groupe est essentiel. Le groupe n’est pas l’éternel porteur de la vérité. Loin s’en faut. 

Se convaincre du bien-fondé de ses propres actes permet de rassurer le cerveau, sans que ce dernier ne se précipite vers le groupe pour être ultimement rassuré. 

L’autonomie de pensée permet ainsi d’arpenter le chemin sereinement. 

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