Entraîner son corps et son esprit à s'adapter est à la base de toute performance. L'adaptation est dans notre ADN. Elle nous renforce. Le principe scientifique d'Hormèse fonde l'adaptabilité, permettant ainsi de performer physiquement comme mentalement.
Qu’est-ce que le stress ?
Qu’est-ce que le stress ?

Qu’est-ce que le stress ?

Stress” est une erreur de langage

Stress” est un mot anglais. En physiologie, il désigne une tension, une contrainte exercée sur un système. En français, et pour la suite de cet article, j’utiliserai donc un terme d’adaptation française, ”stresseur”. 


Nous verrons par la suite que le stresseur est l’étape n°1 dans le schéma de réaction du corps. 

Ainsi, il est l’élément déclencheur des conséquences subséquentes.

Ce qui constitue la véritable réponse du corps à ce stresseur, est appelé strain en anglais. Au sens de la physiologie, strain signifie une déformation. La déformation représente l’adaptation du corps à l’agent stresseur, c’est une réaction. 

L’erreur de langage que nous faisons tous est donc de dire que nous ressentons un stress, alors même que ce terme renvoie à l’élément stresseur en lui-même. Ce n’est pas l’élément stresseur que nous ressentons. Puisque lui tout seul, ne cause rien en nous. 

Pour être exact, c’est la réaction adaptative du corps à cet élément stresseur qui nous fait sentir ”stressé”. Dès lors, c’est le strain qui nous impacte.

Ce qui est source d’anxiété parfois, c’est le strain (= déformation) et non le stress (= tension, contrainte). 

Avant d’entrer dans le cerveau. 
Cette situation connue de tous, que nous nommons stress à tord, se déroule en trois grandes étapes. Celles-ci sont toutes ressenties et traitées dans le cerveau. C’est le système nerveux qui est aux commandes du stress. 

Le cerveau contient un système nerveux central, qui analyse l’information et fournit une réponse adaptée.

En soutien, le système nerveux périphérique capte les informations externes pour les lui transmettre. C’est aussi ce dernier qui émet la réaction du corps, selon la réponse fournie par le système nerveux central. 

Ainsi, la première étape est l’exposition de l’être humain à un agent stresseur externe. L’agent stresseur est simplement tout ce qui nous cause un imprévu, issu de notre environnement. Il agit comme un stimulus

Il est de nature externe, et peut être d’origine sociale (klaxon, mouvement de foule, altercation), naturelle (animal sauvage, tempête), ou comportementale (froid, effort physique, manque d’O2, privation de nourriture). 

Pour résumer, il est tout ce qui va susciter de l’inquiétude. Une fois entré en nous, il vient rompre notre équilibre interne. L’agent stresseur génère une réaction adaptative de l’organisme humain. C’est le fameux strain. Cette déformation est la conséquence de la réaction à l’imprévu.

Ainsi, le stresseur a modifié notre structure interne. Cette étape manifeste la recherche d’équilibre du corps – l’homéostasie

Enfin, le système nerveux central va fournir une réponse externe à ce stimulus. C’est la troisième et dernière étape – la réponse – qui est décidée dans le système nerveux central et communiquée par le système nerveux périphérique.

Le système nerveux périphérique déclenche les nerfs efférents responsables du mouvement physique, selon l’information donnée. 

Ce peut-être une réponse commandant de fuir, de reculer, de saisir un objet, etc… À ce stade, le système nerveux périphérique fait office de bras armé du centre décisionnel, pour réagir au stresseur. 

La situation que nous appelons communément stress suit donc la structure suivante ; un agent stresseur, qui engendre une déformation, après quoi notre système fournit une réponse. 

L’évaluation du potentiel stresseur par le système nerveux. 
L’agent stresseur vient assurément mettre le bazar en nous. Il cause un imprévu et le cerveau n’aime pas vraiment cela.

Si l’imprévu est caractérisé, le système nerveux central dispose de mécanismes d’adaptations pour tamponner les effets. Il s’agit de l’axe neuro-hormonal du stress.

Pour envisager la réaction à donner, le système nerveux central doit analyser, évaluer. C’est lui qui détermine la nature dangereuse ou non de l’agent stresseur pour notre organisme.

Si l’évaluation par le système nerveux central conclut qu’il n’y a pas de danger, il ne déclenchera aucune réponse neuro-hormonale.

S’il considère la situation dangereuse, le système nerveux central analyse si nos ressources internes sont suffisantes pour réagir. Si oui, la réponse neuro-hormonale sera, là aussi, inutile. 

Si nous n’avons pas suffisamment de ressources, alors se produit le message d’un strain. L’agent stresseur a un effet sur nous, et cause une déformation dans la structure du cerveau

Lorsque le système nerveux central conclut que le stresseur est un danger face auquel i n’a pas les ressources suffisantes, la déformation entraîne la mise en marche du fameux axe neuro-hormonal du stress.

Ainsi, le processus que nous nommons stress n’est pas le fruit du hasard. Les systèmes nerveux central et périphérique reçoivent et émettent des informations face au stresseur. Ils déterminent la potentialité du danger, et nos ressources pour y faire face.

En d’autres termes, le système nerveux est le premier rempart au stresseur. S’il est évalué que celui-ci aura un impact réel, une réponse neuro-hormonale pour libérer de l’adrénaline et du cortisol sera immédiatement déclenchée.

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