Les individus sont à la recherche du régime parfait, universel, qui battrait toutes les autres stratégies alimentaires. Vous qui me lisez, ne tombez pas dans ce piège.
Cette quête de l’unicité, du ”régime parfait” est biaisée par l’influence des dogmes, des croyances populaires qui pèsent sur le domaine de la nutrition.
Le fait est que rien n’est universel. Tout est à individualiser. Aucun aliment n’est intrinsèquement bon, ni mauvais. Il pourra être bon pour un individu A, qui le consomme quatre fois par semaine. Mais mauvais pour son voisin, B, qui n’en mangerait même que ponctuellement.
Tant de facteurs sont à prendre en compte, à individualiser pour échafauder sa propre alimentation. Origines ethnique, état mental et psychique, biochimie des aliments, quantités, besoins caloriques, rythme de vie, physiologie, état du microbiote intestinal, etc…
Finalement, il ne s’agit pas de trouver ”le” régime parfait, mais bien ”son” régime parfait. C’est évidemment un chemin plus fastidieux que celui de s’aligner sur ”le” régime parfait universel. Celui-ci n’existe pas. Toute personne qui chercherait à vous le vendre est un imposteur, sinon un escroc.
Par contre, la quête de « son » régime parfait est bien plus excitante. Cette voie conduit à expérimenter, se tromper, ajuster et affiner. Elle mène à une forme de liberté. Celle de ne plus pouvoir se faire imposer aucune croyance, aucun dogme ou prétendue vérité générale. En nutrition, ce qui est bon pour moi ne le sera pas pour mon prochain.
À cet égard, l’usage du terme ”régime” est d’ores et déjà délicat. Beaucoup l’associent à une pratique de restriction alimentaire. Se priver, au nom d’un objectif de perte de poids souvent. C’est une erreur.
Sachez qu’aucune alimentation qui tient sur la durée n’a comme principe la restriction. Il s’agit seulement d’adapter, de modifier ses habitudes. En naturopathie, nous parlons d’un rééquilibrage alimentaire. Ce n’est pas de la suppression stricte, mais des ajustements et des choix différents.
De plus, les régimes suivent à coup sûr l’effet de mode sous-jacent. Mais les modes sont fugaces, passagères et par-là tout aussi futiles. Piocher un sujet aussi important que notre alimentation dans le grand courant de la mode, c’est la certitude absolue de ne pas atteindre l’objectif recherché dans la quête du régime. C’est aussi, et surtout, vouloir associer ce régime à son identité sans savoir de quoi il en retourne.
Assurément, toute alimentation vise à tenir dans la durée, et s’inscrire dans une pratique stable. Aucuns effets, bienfaits ou avantages ne peuvent être retirés d’une alimentation qui change tous les deux mois. Là où les régimes sont vendus pour être ponctuels, la véritable alimentation se veut être celle de toute une vie.
Dès lors, nous veillerons à employer le mot ”régime” sans n’y voir aucune privation. À défaut, je parlerai toujours d’alimentation d’un individu, pour demeurer juste.
Regard critique sur la nutrition moderne
La nutrition est à la fois très simple, et très complexe. Initialement, la simplicité l’emportait. L’approche moderne n’a cependant donné à voir que son versant complexifié.
Notamment, les études scientifiques abondent les canaux d’information, poussant la contradiction jusqu’à la stupidité.
Aussi, la démocratisation de la nourriture transformée est venue ajouter des débats fallacieux, qui n’étaient pourtant ni faits, ni à faire.
Non, aucune nourriture sortant des usines n’est bonne pour l’organisme humain, pas plus qu’elle ne respecte le fonctionnement de notre physiologie. Vouloir s’inscrire dans une démarche de confiance envers les produits alimentaires industriels, revient à embrasser ce que j’appelle la ”stratégie du moins pire”. Alors que le ”moins pire” est déjà catastrophique pour le corps, pour la santé.
De leur côté, les producteurs et éleveurs ont été contraints d’inventer des labels (AB, Label rouge, Bleu Blanc Coeur, etc…) et des filières qualité pour certifier un produit d’excellence, qui était la norme du passé. Et que la prédominance de la nourriture transformée a fini par reléguer au rang d’exception.
Ces mêmes acteurs ont un recours semi-volontaire aux pesticides et herbicides, parfois vu comme une des seules chance de compétitivité de leurs produits.
Changer ses critères de consommation : qualité vs. rentabilité
Pour tous ces éléments et bien d’autres, c’est en lisant entre les lignes que l’on décèle des failles édifiantes de ce système. Aucune nourriture issue des supermarchés ne poursuit nos objectifs de pleine santé.
Cette mise en marché d’une telle diversité de nourriture non-vivante n’a autre finalité que ce que son nom l’indique ; ”mise en marché”. Une finalité qui n’est donc que profit et compétitivité.
Le fait de fixer des prix et des standards de marchés à chaque type de produit leur a accordé cette valeur, qui aujourd’hui biaise le choix de nombreux consommateurs. Ceux-ci ne choisissent plus ce qui est bon pour eux, mais ce qui est le plus économique et rentable dans la balance de coût et de satiété. C’est, par ailleurs, sans compter l’attractivité de saveurs inédites issue des produits raffinés et transformés qui aggravent leurs choix.
En tout état de cause, opter pour des aliments naturels et bons pour la santé est devenu la dernière des éventualités considérées par la masse des consommateurs, aujourd’hui au 21ème siècle.
Observer le passé, pour se rappeler les grands principes.
Pourtant, la nutrition fût réellement plus simple par le passé. Avant que la grande distribution ne s’’impose comme un incontournable aux consommateurs. La diversité n’était pas aussi grande, mais l’essentiel y résidait.
De la viande, des fruits, des légumes, du poissons, des racines et des oeufs. C’est l’unique alimentation qui a guidé l’espèce humaine pendant des milliers d’années, avec succès en matière de santé et de performance. Là encore, ça n’est aucunement un régime universel et il pourrait être modulé selon chacun. Mais cette approche dispose de bases solides. Des aliments naturels, vivants, de saisons et bruts.
Qui plus est, ils satisfont l’ensemble de nos besoin en macro-nutriments et micro-nutriments. Les protéines et lipides se trouvent dans la viande, les oeufs et les poissons. Tandis que les glucides sont présents dans les fruits, légumes et racines. Les vitamines et minéraux sont largement présents dans la viande, les abats, les légumes et les fruits.
En cela, la nutrition est simple. Dès lors que les végétaux (fruits, légumes) sont offerts par la nature et non-traités, la question de la toxicité des pesticides ne se poserait plus.
Quand les animaux sont prélevés à leur environnement naturel sans perspective d’élevage industriel, toute problématique de viande source d’inflammations ne se poserait pas. En effet, la science nous a démontré que les viandes, bovines notamment, ont des propriétés anti-inflammatoires (riches en oméga-3) lorsque les bêtes sont nourries à l’herbe. À contrario, elles deviennent pro-inflammatoires (riches en oméga-6) pour l’humain lorsque l’éleveur les nourrit aux céréales industrielles (soja, maïs).
Parce que la viande consommée en dehors des circuits de la grande distribution est excellente et nécessaire pour notre santé. Tandis que les études scientifiques et les médecins répètent l’injonction suivant laquelle la viande rouge serait à fuir coûte que coûte.
Sur ce sujet, je vous renvoie à une vidéo du CEO de l’entreprise Féroce (David NICOLAS) qui, en présentant son concept révolutionnaire de l’entreprise FEROCE.FOOD, explique de la plus belle des façons en quoi la viande de bonne qualité présente exclusivement des avantages. Pour notre santé, pour l’environnement, pour les bêtes.
Avec des discours scientifiquement injustes, les dérives ont conduit l’Homme à créer les régimes végétariens, vegan notamment. Pensant que la solution se trouverait ailleurs.
Par ailleurs, si le régime universel n’existe pas, soyez au moins assurés qu’une alimentation uniquement composée de fruits et légumes n’est pas adaptée à l’Homme. Notre corps n’est pas fait pour digérer, ni fermenter les végétaux comme les grands singes. De plus, ces sources d’aliments ne contiennent que trop peu de macro-nutriments vitaux à notre développement : lipides, glucides, protéines. C’est simplement du bon sens, qui découle de notre savoir en physiologie.
Ces idéologies résultent d’un processus d’adaptation à la grande distribution, qui a rapidement fait entrevoir les conséquences sur notre santé, et sur nos vies.
Par le passé, les individus ne se posaient pas la question de savoir s’il était bon ou non de manger de la viande. C’est ce qu’ils avaient à disposition à ce mois de l’année, et de bonne qualité. La nutrition était simple, certainement.
Appliquer les grands principes pour forger ”son” régime parfait.
Encore et toujours, c’est lorsque que l’on retire la perspective de compétitivité, de profit et d’économie que la nutrition (re)devient simple. C’est lorsque l’on se recentre sur les véritables intérêts de la nutrition que l’essentiel redevient évident.
La nutrition pour la nutrition, pour la santé physiologique. Pas une nutrition pour la compétitivité commerciale, ou le profit pécuniaire.
Mettre de côté toute la promotion et les fausses promesses de l’industrie agro-alimentaire, est déjà une étape pour se recentrer sur ce qui vaut en la matière.
Revenir aux fondamentaux, à l’alimentation des générations sans supermarchés. Celle-ci ne mentait pas. Celle-ci ne causait pas de diabètes, d’infarctus, d’accidents cardio-vasculaires ou de cancers.
En ce point, la corrélation entre l’essor de la nourriture transformée et raffinée, et les maladies modernes est édifiante. C’est l’apanage des maladies de civilisation, liées à notre mode de vie moderne.
Hippocrate nous avait pourtant prévenu par l’une de ses citations : ”que ton alimentation soit ta première médecine”. Celle-ci peut, au choix, nous tirer vers le meilleur ou nous précipiter vers le pire.
Quoi qu’il en soit, revenir à une certaine simplicité, source de sagesse, sera le début de votre quête de ”votre” alimentation parfaite.
L’alimentation parfaite pourrait donc reposer sur ces quatre piliers :
- Ce qui vous fait du bien (ne génère pas de douleurs digestives)
- Ce que vous aimez,
- Ce qui ne vous provoque pas de fatigue (pas de nécessité de faire une sieste post-repas)
- Ce qui satisfait vos besoins en macro-nutriments et micro-nutriments.
La vérification de ces quatre éléments pour échafauder sa propre alimentation permettra d’ores et déjà de faire un tri considérable dans les placards et les assiettes.
Les ambitions de mon approche.
De nombreux articles autour de la nutrition, du jeûne, paraîtront prochainement sur ce site. Il s’agit d’un des domaines où je dispose du plus de recul. Simplement car j’ai opéré le plus d’essais-erreurs en la matière.
Mon approche diffère des leçons que vous donneront certains médecins ou nutritionnistes, des croyances populaires bien ancrées et d’une analyse réductionniste de la nutrition.
Après des années d’expérimentation, de ces fameux”essais-erreurs”, de recherches personnelles ainsi que mes études en nutrition & jeûne au Centre de l’Hormèse, il me faudra d’abord déconstruire bon nombre de mythes, d’erreurs et de croyances sans fondement. Celles-ci ont gangréné les professionnels de santé, les familles, les institutions politiques, les écoles.
Le manque d’éducation sur la nutrition en est la cause majeure. Il me semble très clair que mon rôle à jouer en la matière est important. Cela me plait d’avance.
Au travers ce site, j’ai l’ambition de fournir tous les outils à mes lecteurs, pour rendre chacun autonome sur sa propre alimentation.
De jouer mon rôle d’éducateur de santé en la matière. Parce qu’à l’égard de tous ceux qui n’y connaissent rien, qui n’ont pas exploré, le grand sujet de la nutrition paraît nébuleux. C’est normal. Il est simple, mais pas facile.
Étant à la fois passionné de nutrition et en cours de spécialisation, il m’apparaît donc naturel de mettre à disposition la valeur ajoutée dont je dispose.
Cheminer vers la quête de ”son” alimentation parfaite demande de remettre en question, de douter des propos de tout le monde. Cela exige de foncer en partie tête baissée pour ne pas recueillir toute influence dogmatique de notre société.
Mais certains qui la composent auront, assurément, de bons éléments à vous apporter.
C’est ainsi qu’il faut faire prévaloir le bon sens, l’esprit critique, et l’expérimentation sur soi.
Rien ne remplacera nos propres expériences en la matière, soyez-en certains.
Laisser un commentaire